Élections Sénatoriales 2026 : Le RN s’installe au Sénat, le racisme aussi

Les grands électeurs étaient appelés à renouveler leurs sénatrices et sénateurs dans la  moitié des départements le 27 septembre dernier. 178 des 348 sièges du Sénat, au scrutin indirect, étaient concernés. Au même titre que l’Assemblée nationale, le Sénat est une chambre parlementaire représentante des collectivités locales, qui détient lui aussi le pouvoir législatif. Il a donc une importance singulière dans les rapports de force de la vie politique française. Les résultats des dernières élections municipales déterminent d’ailleurs la représentation de chaque force politique au palais du Luxembourg. Raison pour laquelle le PCF, engagé sur des listes de rassemblement de la gauche, a remporté ses quatre sièges en jeu et fait réélire Céline Brulin en Seine-Maritime, Jérémy Bacchi dans les Bouches-du-Rhône, Gérard Lahellec dans les Côtes-d’Armor et Marie-Claude Varaillas en Dordogne. 

Le groupe CRCE-K demeure ainsi le 2e groupe parlementaire de gauche. Il sera un point d’appui dans les batailles sénatoriales au service du progrès, de la justice sociale et territoriale. La France insoumise fait élire un sénateur dans le Rhône. Elle avait décidé de partir seule et fait perdre dix sièges à la gauche en présentant des listes qui n’ont obtenu, du fait de leur implantation locale limitée, seulement que quelques dizaines de voix. 
La droite et l’extrême droite ont profité de cet éparpillement pour conquérir quelques sièges supplémentaires, dans le Gard, les Hauts-de-Seine, en Essonne ou en Isère.

La droite et le centre conservent leur majorité (226 sièges) devant une gauche qui résiste. Mais, pour la toute première fois dans l’histoire de la Ve République, l’extrême droite qui détenait déjà trois sièges va constituer un groupe parlementaire grâce à l’élection de onze sénatrices et sénateurs supplémentaires, membres du Rassemblement national (RN) ou de l’UDR, le parti d’Éric Ciotti. C’est la déclinaison logique des résultats du RN aux municipales dans des départements tels que les Alpes-Maritimes, les Bouches-du-Rhône, la Gironde ou le Var. C’est aussi une clarification des orientations politiques de nombreux candidat-e-s « sans étiquettes » aux municipales 2026, un peu partout en France.

Dans ce contexte, le groupe communiste continuera d’être au service de toutes les mobilisations sociales, engagé dans toutes les batailles législatives à venir pour faire vivre et protéger la République, laïque et sociale. Il aura aussi à tirer les sonnettes d’alarme face aux idées réactionnaires et xénophobes du groupe d’extrême droite, à l’asphyxie financière organisée des communes et l’abandon des territoires par les gouvernements successifs.